Financer l’achat de sa maison en investissant son 2e pilier est devenu une pratique tres courante depuis qu’elle est devenue possible, au milieu des annees 90. L’Association suisse des banquiers va proposer des raesures pour la restreindre. Et le Conseil federal a dejä mis en consultation un rapport qui exploite plusieurs pistes pour limiter drastiquement ces retraits. Iis Plus de la moitié des Suisses qui accèdent à la propriété y ont recours. Financer l’achat de sa maison en investissant son 2e pilier est devenu une pratique très courante depuis qu’elle est devenue possible, au milieu des années 90.

L’Association suisse des banquiers va proposer des mesures pour la restreindre. Et le Conseil fédéral a déjà mis en consultation un rapport qui exploite plusieurs pistes pour limiter drastiquement ces retraits. Ils pourraient par exemple être interdits au-delà de 40 ans, ou plafonnés. De nombreux politiciens, tous partis confondus, militent pour ces limitations, qui visent à éviter des drames à l’heure de la retraite: les Helvètes peinent, semble-t-il, à reconstituer leurs fonds après l’achat d’un bien.

Sans compter les risques d’éclatement d’une bulle immobilière ou les aléas de la vie, les divorces par exemple, qui peuvent obliger à vendre une maison à vil prix. Cette volonté des milieux politiques est évidemment une mauvaise nouvelle pour le secteur de l’immobilier. Qui estime que fer- mer davantage l’accès à ce capital appartenant aux cotisants et qui aujourd’hui déjà est réglementé, ne se justifie pas. De nombreux Suisses se verraient, de fait, interdits de propriété. Or l’encouragement à l’accession à la propriété est inscrit dans la Constitution.

 Matin Dimance

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