L’assombrissement des perspectives de rendement oblige le monde de la prévoyance à s’adapter. Les résistances sont fortes, d’autant que le secteur est hyper-politisé. Et les institutions s’adaptent. C’est notamment le cas des caisses publiques qui doivent par ailleurs s’ajuster au nouveau cadre légal. Daniel Brélaz, syndic de Lausanne et président de la Caisse de pension de la Ville de Lausanne (CPVL), explique ainsi au Temps que le taux technique de la CPVL devrait être abaissé de 4 à 3,5% au 1er janvier 2013.

Cette baisse coûterait 90 millions de francs, selon Daniel Brélaz. Mécaniquement, la diminution de ce taux conduit à une baisse du taux de couverture (voir glossaire ci-contre). Celui-ci se situe environ à 55% à Lausanne. Le plan de financement, résultant d’un accord avec les partenaires sociaux, sera présenté ultérieurement.

Dans le canton de Berne, la caisse de pension des fonctionnaires (degré de couverture de 86,1%) a pour sa part décidé d’abaisser son taux technique de 3,5 à 2,5% à la fin 2012. Le nouveau taux s’écarte du taux de référence de la chambre suisse des fiduciaires-conseils qui est de 3,5%.

«Le message est intéressant. On prend non seulement conscience du bas niveau des taux d’intérêt, mais aussi des moindres perspectives économiques», a déclaré au Temps Olivier Ferrari, président de Coninco, spécialiste du conseil auprès des caisses de pension.

 Le Temps

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